L'histoire de Mô jusqu'à la page vingt


L'histoire de Mô jusqu'à la page vingt

CLÉMENT, Philippe-Daniel


5¼ X 8 po
293 pages
ISBN : 978-2-9816221-7-4
Paru le 14 mai 2019
24,95 $ CA



« C’est à partir de ce jour que Mô se mit à tenir un journal, une sorte de biographie. Elle voulait noter les événements les plus mémorables de son existence qui l’avaient menée là où elle était rendue. Elle en dénombra dix-neuf qu’elle détailla, un par page : son premier amour, celui des chapeaux; l’Institut Notre-Dame et les biscuits à la rouroute; l’apprentissage de la vie en famille avec Eugène, Flavia, Li et son plus jeune frère Bo, le cadet de ses soucis; ses griffonnages d’enfant et son Papa furieux; son amie Michelle; l’école Marie-Clarac; son chat Chaperlipopette apparu un vendredi treize; son extase à six ans; les cours de diction; l’enterrement de Barbie; sa prise de conscience sous l’eau; son premier baiser; la mort du père Noël; l’explosion de Montréal; le déménagement précipité; Jacques l’aveugle; la manifestation surréaliste à l’université; les potes et le pot; Éric et l’échange de lettres. La page vingt était réservée pour… »



Philippe-Daniel Clément habite la Mauricie. Diplômé en littérature et en anthropologie, il est essayiste, romancier et poète. Avec sa verve habituelle, beaucoup d’humour et quelques pincées de poésie, il livre ici son deuxième roman.



AU PIED DE LA LETTRE
Chapitre 1. Le beau et le lait
Chapitre 2. Les jeux de Mô
Chapitre 3. La paraskevidékatriaphobie
Chapitre 4. Rouleau et macadam
Chapitre 5. Les galettes
EN BONS TERMES
Chapitre 6. Tonton tati toto tatou
Chapitre 7. L’eau de là
Chapitre 8. Bouche bée
Chapitre 9. L’amour au Pape!
Chapitre 10. Adieu veau, vache, cochon, couvée
LE VERBE SE FAIT CHAIR
Chapitre 11. La reine des chats
Chapitre 12. Un changement de programme
Chapitre 13. Encore des potes!
Chapitre 14. Un échange de lettres
Chapitre 15. La page vingt



« Le récit est parsemé de jeux de mots amusants, parfois très spirituels et à l’occasion tout à fait cocasses, comme lorsqu’encore toute jeune Mô décide de rebaptiser les types de nuages. Tout en conservant les terminaisons des noms scientifiques, elle en change les racines avec comme résultat que les nuages de pluie seront désignés Mucus, ceux “… disposés en cercle, Caucus; une suite de nuages entrecoupés d’espaces, Hiatus…”. On reconnaît dans de tels passages tout le merveilleux du langage des enfants qui nous surprennent avec leurs associations loufoques et leur compréhension très personnelle des mots, et toujours d’une logique implacable. […]
Dans un tel livre, on peut dire que le style c’est tout. Et le style de l’auteur évolue à mesure que son personnage avance en âge. Ainsi lors de l’enfance de Mô j’avais l’impression de lire un roman jeunesse. Mais lorsqu’elle arrive à l’université, le style a évolué. S’il faut le définir, je le dirais ludique. Sachant que l’auteur, anthropologue, a également de nombreuses publications scientifiques à son actif (Zoologie des Montagnais, L’Hôte maladroit/la matière du mythe, etc.), j’ai tendance à croire que ce roman est un peu sa récréation où il se délasse et nous amuse.
En cette époque où les auteurs de fiction n’hésitent pas à traiter les thèmes les plus sérieux tels le terrorisme, le climat et l’environnement, le harcèlement et les abus, l’identité sexuelle ou nationale et j’en passe, il est plaisant de pouvoir se détendre avec un livre qui raconte de façon fort distrayante cette histoire qui n’en est pas une, mais à laquelle tout un chacun peut s’identifier. Et après la page vingt? À nous lecteurs d’y voir. »
(DENNIS O’SULLIVAN, quialu.ca, 10 juillet 2019)


« Je viens de finir la lecture de Mô jusqu’à la page vingt. J’ai marché d’un bout à l’autre, suivant avec avidité les péripéties du parcours enfant et adolescente de cette petite, puis jeune fille et enfin femme. Tu as trouvé ‒ et cela se confirme après le premier roman que tu m’as fait lire ‒ une manière originale de suivre à la trace, le plus simplement possible, un ou une individu. Tu y mêles un humour qui joue sur les mots et les expressions. Ce que je crains, c’est le manque de succès de ce genre de récit, qui est aussi un roman. Ce qui plait maintenant en France, ce sont les romans policiers et les romans sur les problèmes personnels. J’aime bien les bons policiers. Les romans trop personnels m’emmerdent. Le tien n’est ni l’un ni l’autre. Il innove à sa manière. La fin est particulièrement réussie. Quelque part aussi, tu touches à quelque chose d’impalpable, la difficulté pour un être humain à se faire. »
(LOUIS MOREAU DE BELLAING, sociologue, 12 août 2019)